Logement inclusif pour autiste adulte autonome

Logement inclusif pour autiste adulte autonome

SYNTHÈSE DU PROJET :

Projet : Création en Loire-Atlantique de logement inclusif pour des personnes autistes autonomes.
Objectif : Permettre à des adultes autistes de vivre en appartement tout en bénéficiant d’un accompagnement
Adultes concernés : Adultes affectés de troubles envahissants du développement (Troubles du Spectre Autistique) soit ayant reçu un diagnostic officiel d’autisme.
Méthode : Les sciences comportementales
Effectif : 10 adultes sur Nantes, 11 rue pierre landais (île de Nantes)
Admission : Entre 18 et 35 ans
Investissement : 9543.98 € matériels ,ameublements, électroménagers de l’espace ressource .
Financement : Conseil départementale / bailleur sociaux / M.D.P.H / A.R.S/mécénat.
Porteur du projet : La personne morale présentant le projet est « ASF 44 – Association Autisme Ouest 44  »
Partenariat : ASF, ARTA, Harmonie habitat

1 – CADRE DU PROJET

1.1 L historique

Les familles désireuses d’offrir une prise en charge comportementale validée dans par les recommandations de la Haute Autorité de Santé à leurs enfants atteints d’autisme s’associent en 2009. Un premier projet sera présenté aux autorités sanitaires mais n’obtiendra pas de financement public.
Parce que leurs enfants ne peuvent pas attendre, ces familles décident de créer une école privée hors contrat faisant appel au mécénat et au bénévolat afin de leur offrir une éducation structurée adaptée à leur handicap. Ouverte en septembre 2011, cette école reçoit le 20 mars 2012 Madame la Ministre de la Solidarité et de la Cohésion Sociale, qui lui assure un financement pérenne à hauteur de ses attentes, soit 71 000 euros/an/enfants.
Cinq enfants seront accueillis à la rentrée 2012, puis 10 à la rentrée suivante, et enfin 20 au premier janvier 2015.

– Le soutien actif de la Ville de Nantes, qui se traduit par la mise à disposition de locaux scolaires et de la restauration scolaire depuis septembre 2011.
– La collaboration de L’Université de Nantes (U.F.R. de Psychologie). Deux stagiaires de Master 2 « psychologie de l’enfant et de l’adolescent : développement, interactions, dysfonctionnements. » sont accueillies tous les ans dans chaque établissements.
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– La création, d’un Diplôme Universitaire Troubles Envahissants du Développement et Autisme en janvier 2014.
– Partenariat avec le service dentaire du chu de Nantes.
– Soins somatiques, contrôles dentaires, apprentissage d’hygiène dentaire
– Sensibilisation des étudiants de la faculté dentaire.
– Sensibilisation auprès des ATSEM
– Participe à l’aide aux aidant CRERA
Notre projet de logement inclusif sur Nantes accueillera 10 adultes autistes de 18 à 45 ans. L’accompagnement à temps partiel des adultes autistes sera axée sur les sciences comportementales tel que recommandé par la Haute Autorité de Santé (HAS), les recommandations de bonnes pratiques de l’A.N.E.S.M, l’O.N.U, l’O.M.S.

1.2 Les partenariats déjà initiés

Ministère de la cohésion social , Mairie de Nantes. La M.D.P.H de la Loire Atlantique. A.D.A.P.E.I 44, A.R.E.A.M.S, A.R.T.A, Harmonie habitat, C.R.E.R.A, Job coaching, Psychologue TCC.

1.3 L’équipe fondatrice

Les familles, porteuses du projet, sont membres de l’Association ASF44 -Autisme Ouest 44. Elles ont chacune un ou plusieurs enfants autistes.

1.4 Du « chez soi » au « vivre ensemble »

Aujourd’hui il n’existe pas ou peu d’habitat adapté à la situation des autistes adultes.
Les solutions de vie actuelles sont :

  • Vivre chez les parents ou un autre membre de la famille.
  • En foyer ou maison médicalisé.
  • En hôpital de jour.
  • Vivre seul au détriment de l’intégration sociale et professionnelle.
    Le risque de l’isolement est toujours présent (et paradoxalement, d’autant plus fort lorsque les personnes sont en habitat ordinaire).

Dans la mesure du possible, l’intégration dans un environnement résidentiel est recommandé. Une implantation au cœur de la cité participe à l’objectif d’inclusion sociale et évite la relégation des personnes. Un éloignement géographique est par ailleurs de nature à entraver le maintien des liens familiaux…. » (ANESM, 2010, p.27)

Critères essentiels :

  • L’inclusion physique (vivre à côté des autres),
  • L’inclusion fonctionnelle (faire des activités avec les autres),
  • L’inclusion sociale (avoir des relations sociales et des contacts avec les autres)
  • L’inclusion sociétale (être repris dans les règlements, lois, dispositions diverses et dans les valeurs et discours publics)
  • Le rapport Piveteau « zéro sans solution » est un état des lieux du chapitre ci dessus.

L’idée globale de ce projet est le respect de leur différence. Le droit de ne pas être obligé de faire comme » la norme » l’exige, toute la journée.
Accepter leurs façons d’être et de penser différemment.
Avoir un habitat ou les personnes n’attendront pas d’eux qu’ ils soient comme les autres.
Mettre en place des activités et une organisation propre à leur vie avec leurs idiosyncrasies.

Bien sûr, il est entendu qu’il y a autant d’autistes que de forme d’autisme.
Pour l’avoir vu de mes propres yeux, quand des autistes avec quelques intérêts communs se retrouvent, l’alchimie d’une forme de sociabilisation se met en place, sans stress, sans peur et avec de l’empathie.

Portrait de la situation

L’entrée dans la vie adulte repose sur l’exercice de nouveaux rôles sociaux, notamment le rôle conjugal, et le rôle de travailleur.
Le développement de l’autonomie et l’acquisition de compétences nécessaires à l’exercice de ces rôles sociaux nécessitent de l’aide humaine.
Les besoins sont divers et peuvent couvrir l’ensemble des sphères de la vie :

  • Accroître leur autonomie,
  • Favoriser leur participation sociale,
  • Poursuivre des études,
  • Intégrer le marché du travail et se maintenir en emploi.
  • Accéder aux loisirs, activités sportives, à la culture….

Par ailleurs, tous les adultes ont besoin, à un moment ou à un autre de leur vie, d’avoir accès aux services de santé.

2. L’AUTISME

2.1 Les troubles du spectre de l’autisme (TSA)

Les troubles du spectre de l’autisme sont des troubles neurodéveloppementaux

Les TSA englobent aujourd’hui tant les troubles autistiques, l’autisme classique, que le syndrome d’Asperger ou encore le TED-ns que les autistes dits classiques.

2.2 Définition

L’autisme est un trouble neurologique qui dure toute la vie et se manifeste durant la petite enfance, sans distinction de sexe, de race ou de situation socio-économique. L’expression « spectre autistique » renvoie à un éventail de caractéristiques. Moyennant un accompagnement approprié, un logement adapté et un niveau d’acceptation suffisant de cette variation neurologique, les personnes atteintes des troubles du spectre autistique peuvent bénéficier de l’égalité des chances et participer pleinement et activement à la vie en société.
L’autisme se caractérise principalement par des formes tout à fait particulières d’interaction sociale, des modes d’apprentissage non conventionnels, un vif intérêt pour certaines disciplines, une attirance pour les activités routinières, des difficultés de communication et des manières distinctives de traiter l’information sensorielle.
Le taux d’autisme est élevé partout dans le monde et le manque de compréhension a des répercussions considérables sur les individus, leur famille et leurs collectivités.
Un retard intellectuel ou un retard de langage peut être ou non associé.

3. LES SCIENCES COMPORTEMENTALES

Le comportementalisme est une approche en psychologie qui consiste à se concentrer uniquement sur le comportement observable de façon à caractériser comment il est déterminé par l’environnement et l’histoire des interactions de l’individu avec son milieu, sans faire appel à des mécanismes internes au cerveau ou à des processus mentaux non directement observables.

4. LE PUBLIC ACCUEILLI

Les hommes ou femmes accueillis seront âgés de 18 à 45 ans et auront un diagnostic de troubles du spectre autistique ou d’autisme, sans déficience intellectuelle ou avec déficience légère.
Ils seront bénéficiaire de l’A.A.H. et de la P.C.H., ou auront une autonomie financière suffisante pour payer la redevance, voir l’accompagnement spécifique si besoin.

5. LE PROJET DE l’ADULTE

Pour chaque adulte après réalisation d’une évaluation de compétences obligatoire, le programme individualisé est élaboré avec la participation de la famille si le bénéficiaire le souhaite.
Il fixe la mise en œuvre des objectifs et moyens nécessaires.
L’adulte bénéficiaire doit avoir un projet de vie.

6. LA PARTICIPATION ACTIVE DE LA FAMILLE

L’adulte et/ou sa famille est partie prenante de son projet.
Ils participent à l’élaboration du programme, à sa mise en œuvre et à ses révisions.
L’adulte et /ou la famille sont rencontrés régulièrement dans le cadre de réunions à l’habitat du bénéficiaire.

7. L’ÉQUIPE DU PERSONNEL

Les personnes autistes qui sont en mesure de vivre dans un appartement ont des besoins spécifiques de soutien individuel, qui sont adressés par des intervenants aidants travaillant sous la direction de l’animatrice de vie sociale.

7.1. Présentation

Le job coaching essaie de mettre ensemble un adulte autiste et un poste de travail en milieu ordinaire de la manière la plus harmonieuse possible.
Les bénéficiaires seront placés sous la responsabilité du psychologue et de l’animatrice de vie sociale qui encadrera l’équipe d’intervenants-aidants.

7.2 « Animatrice de vie sociale »

Ce poste requiert d’avoir déjà travaillé préalablement auprès d’usagers autistes en appliquant les recommandations de la H.A.S. et l’A.N.E.S.M., d’être formé aux sciences comportementales et d’appliquer les recommandations de l’O.M. S. et de l’O.N.U., d’avoir d’excellentes capacités pour animer et fédérer une équipe avec un grand sens des relations humaines.
L’ animatrice de vie sociale sera en charge de tous les adultes TSA. Il/elle travaille auprès des bénéficiaires autistes/TSA.
Organiser le travail avec les différents partenaires, l’équipe de personnel et d’apporter un travail

7.3 L’accompagnante psycho-éducative

Les accompagnantes psycho-éducatives prendront en charge les personnes TSA en individuel et/ou en collectif. Son rôle est de :

  • Mettre en place des programmes d’autonomie, ex: les repas, les courses, la lessive, le ménage, les déplacements inhabituels, les papiers administratifs (avec l’accord des familles).
  • Soutenir les compétences de vie fonctionnelles en milieu ordinaire telles que la banque, les courses, la gestion des papiers et r.d.v administratifs, les rendez-vous médicaux.
  • Proposer et/ou accompagner des sorties de loisir, de sport, des sorties culturelles…

7.4 Job coaching

Il devra posséder un diplôme d’état ou universitaire d’insertion professionnelle ou avoir une certification I.C.F. (international coach fédération).
Il devra posséder une bonne connaissance de l’autisme et être formé à la prise en charge recommandé par par la H.A.S et A.N.E.S.M

Le job coaching interviendra essentiellement en individuel auprès des personnes TSA. En ce qui concerne l’autisme, le  » job coaching  » est la suite, à l’âge adulte, d’une prise en charge éducative individualisée de la personne atteinte d’autisme.

Il est évident qu’un adulte autiste qui a pu bénéficier d’une prise en charge éducative adaptée a nettement plus de chance de s’intégrer au sein de l’entreprise avec l’aide d’un  » job coaching ».

7.5 psychologue TCC

La psychologue devra posséder une bonne connaissance de l’autisme.
Elle devra avoir obtenu un diplôme universitaire en psychologie avec une spécialité TCC. ou un diplôme universitaire en psychologie avec une pratique de des sciences du comportement d’au moins 5 ans sous supervision de BCABA  ou de BCBA (thérapeutes certifiés A.B.A. ayant le droit de superviser des psychologues).
La psychologue travaillera principalement avec l’animatrice de vie sociale et elle sera présente auprès des personnes TSA à la demande de n’importe quelle membre de l’équipe ou de l’adulte TSA.
Elle pourra aussi travailler en visio-conférence et à partir de vidéo des personnes TSA.

7.6 stagiaires

Leur rôle sera d’aider à la mise en place du programme A.B.A. par guidance physique et application des cotations.
Les stagiaires ne seront pas salariés mais néanmoins gratifiés.

8 FORMATIONS

Chaque besoin en formation sera minutieusement estimé au cas par cas et s’intègrera dans un plan de formation global.

9 IMPLANTATIONS ET LOCAUX

L’Association ASF44 – Autisme ouest 44 participe aux échanges avec les différents partenaires et l’entreprise de construction, d’aménagement et
d’urbanisme. Harmonie habitat a fait appel à un cabinet d’architecture spécialisé dans le handicap.

9.1 Le logement

L’habitat inclusif est une forme d’habitat de droit commun permettant d’assurer un domicile dans un groupe d’appartements à des adultes autistes et de leur proposer un voisinage stable.
La disposition se compose comme suit : bâtiment de 21 logements au 11 rue Pierre Landais île de Nantes : 10 appartements pour personne autiste taille t2 de 45 m², avec chambre de 12 m², terrasse de 5m², chauffage individuel au gaz, sèche serviette électrique dans une salle de bain pourvu d’une douche, toilette séparé, et un espace ressource de 52m2 avec lingerie commune, jardin avec terrasse et barbecue de 60m2 (voir annexes), pas de
box voiture (prix excessif 50€/mois).

9.2 Des messages

Des fiches plastiques seront collées sur chaque porte d’entrée pour y insérer des messages ou rappels.

9.3 Déplacement

L’adulte doit pouvoir se déplacer via les transports en commun.
Un arrêt de transport en commun doit être proche, mais pas trop afin d’éviter les nuisances sonores.
Les horaires des transports doivent leur faciliter l’accès à une vie sociale et professionnelle ainsi qu’aux loisirs.

9.4 Administration

L’espace ressource est utilisé pour la partie administrative et l’organisation du personnel.

  • Bureau l’animatrice vie sociale
  • Bureau les accompagnantes psycho-éducatrices.
  • Le coordinateur de l’ARTA
  • Salle de réunion pour les intervenants extérieurs

10 ORGANISATION GENERALE

10.1 Répartition du personnel

  • La psychologue sera en charge de tous les adultes bénéficiaires à raison de 2h par mois et par adultes.
  • L’animatrice de vie sociale sera en charge de tous adultes bénéficiaires à raison de leur présence journalière.
  • Les accompagnantes psycho-éducatives travailleront avec tous les adultes bénéficiaires en fonction de leur présence journalière.

10.2 Activités collectives/ individuelles

Les habitants se retrouvent la semaine dans l’espace ressource. Chaque semaine, les bénéficiaires à tour de rôle organisent un diner commun par le biais d’invitations (permettant de travailler les codes sociaux). Ils se retrouvent pour organiser des sorties.
Des activités communes peuvent avoir lieu dans l’appartement ressource le samedi matin. (exemple : cours de cuisine …)
Les habitants peuvent demander de l’aide quelle qu’en soit la raison, discuter.

10.3 Buanderie

Les adultes viennent s’occuper de leur linge dans la buanderie collective. La majorité des futurs locataires ne savent pas utiliser ce genre d’appareil électroménager, ils vont donc devoir apprendre. La buanderie est ouverte tous les jours et pour ceux qui ont besoin d’aide du lundi au vendredi sur les temps de présence collective des accompagnantes psycho-éducatives.

Les habitants doivent indiquer sur un tableau le jour et l’heure où ils veulent faire leurs lessives.
Tous les bénéficiaires auront les mêmes bacs dans leurs logements pour simplifier le tri du linge en buanderie.

10.4 Organisation dans les logements

Les actes de la vie ordinaire sont prioritaires.
Les interventions auprès des adultes sont celles prévues dans le cadre de la P.C.H.
Les adultes peuvent recevoir des personnes chez eux le jour comme la nuit.

10.5 Bail, gestion des logements

Les personnes adultes seront locataires de leurs logements. Leurs interlocuteurs directs seront l’association ARTA via l’animatrice de vie sociale et/ou un membre du bureau de l’association.

10.6 Le bureau, la salle de réunion

L’animatrice de vie sociale y gère et y organise les plannings, ainsi que les divers accompagnements.
Reçoit, organise des réunions collectives et ou individuelles avec accompagnement psycho éducatif, les familles et autres visiteurs.
Les intervenants auront aussi un bureau.
Un trombinoscope du personnel ainsi qu’un planning à la semaine et par plage horaire sera affiché sur la porte du bureau des intervenants-aidants pour les bénéficiaires.

11 FONCTIONNEMENT

11. 1 Condition admission et accueil

Lien MDPH
La décision des prestations de P.C.H. et A.A.H. fera l’objet d’une notification de la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (C.D.A.P.H.)
La notification de la C.D.A.P.H. pour les prestations sera envoyée à l’adulte et/ou à sa famille, et devra être transmise au SAAD et au coordinateur.

11.2 Accompagnement de la personne logée

Comme indiqué au début de ce document, nous sommes bien dans l’idée de leur apporter une vie la plus ordinaire possible tout en respectant leurs différences.
Dans une journée type, la vie de la personne TSA, commence dans son logement comme pour importe quelle personne de la société « normale ».
Ensuite, les bénéficiaires vont sur leurs lieux d’activités, par le biais de transports en commun, du covoiturage et je l’espère bientôt de leur véhicules privés (commissions permis de conduire tenue par Josef Schovanec au ministère de la cohésion social).
Les personnes autistes étant très fatigables elles ne travaillent que très rarement à temps complet.
Ainsi cela leur permet de recevoir l’aide nécessaire pour les actes de la vie courante, et de continuer l’apprentissage de la sociabilisation et de l’autonomie, de développer leurs connaissances et leurs compétences dans leurs activités (travail…) et/ou future activité.
Tout cela sera possible grâce à une prise en charge adaptée à la spécificité de leurs autismes, comme n’importe quelle autre prise en charge sur d’autres situations de handicap.

L’autisme est un trouble neurodéveloppemental qui affecte la manière dont les TSA communiquent, entretiennent leurs relations avec les autres, et provoque des troubles du comportement et/ou des comportements incompris.

11.3 Intégration

Les sciences comportementales et des activités multiples vont permettre aux personnes autistes de progresser et faciliter leur insertion dans leur vie au quotidien. L’intégration sociale et professionnelle sera notre priorité :

  • En continuant l’inclusion sociale et professionnelle existant et/ou en l’accroissant.
  • En mettant en place de l’intégration sociale et professionnelle, nous établirons des liens, voire des partenariats avec d’autres organismes non spécialisés susceptibles d’accueillir des personnes affectées par l’autisme : les clubs sportifs, les organismes culturels comme les musés, centres sociaux culturels locaux (permettant l’accès à toutes sortes d’activités).

11.4 Établir un programme de sociabilisation, d’autonomie, de communication et de professionnalisation pour une intégration individuelle.

A partir de l’ensemble des aspects du développement (moteur, cognitif, social et professionnel), selon les intérêts de l’adulte et de ses capacités émergentes. Il est nécessaire de le réévaluer périodiquement par l’équipe de la psychologue, l’animatrice vie social et l’accompagnante psycho-éducative en utilisant le Vineland/TTAP, de façon trimestrielle.

11.5 Simplifier l’environnement

En aménageant l’espace et le temps avec des repères réguliers, expliqués simplement, prévisibles, solides et sécurisants.

11.6 Guider les apprentissages

En commençant par accompagner les gestes et en décomposant les difficultés pour les aborder une à une.

11.7 Développer les moyens de communication adaptée

De manière à doter la personne TSA d’un langage fonctionnel.

11.8 Viser le maximum d’autonomie

En développent les fonctions essentielles déjà acquise ou non acquise. (préparer un repas, cuisiner un repas équilibré, demander de l’aide, un renseignement. Comprendre son environnement et interagir en fonction etc.)

11.9 Modalité d’entrée dans le logement

Un état des lieux sera fait à l’entrée et au départ du colocataire.
Le locataire recevra :

  • Un bail
  • Un règlement intérieur
  • Le guide du locataire
  • Son numéro de compteur électrique.
  • Son numéro de compteur d’eau.
  • Les renseignements nécessaires à l’ouverture d’une ligne téléphonique.

11.10 Modalités de sortie du projet.

  • A la demande de la personne adulte TSA, celui-ci peut sortir du projet et résilier le bail de location.
  • Il est nécessaire de respecter un préavis de trois mois. Ce préavis de départ peut être réduit à un mois dans certains cas. La résiliation du bail par le propriétaire est, quant à elle, soumise à un délai de préavis de six mois.

11.11 Signalement de maltraitance par l’équipe ou un membre de l’équipe.

Les procédures de signalement reposent sur deux principaux piliers rappelés par la circulaire du 30 avril 200220(*) :

  • l’obligation de signalement et la protection des personnes qui dénoncent des actes de maltraitance
  • Le signalement administratif
  • Le signalement à l’autorité judiciaire
  • Les signalement peuvent également se faire en appelant le 3977.

11.12 Signalement de maltraitance par l’adulte TSA.

Il est nécessaire d’instruire les personnes avec TSA de ce que sont les actes de maltraitance, d’informer et d’expliquer les différentes possibilités de signaler les actes de maltraitance auprès de leurs familles ou de n’importe quel membre de l’équipe et d’aviser la personne TSA du rôle du service du 3977.

12 FINANCEMENT

12.1 Le poste animatrice vie social

Salarié du SAAD (asap)
Appointements via la pch mutualisé

12.2 Les accompagnantes psycho-éducatives

Salariées du SAAD (asap)
Appointements via la pch individuelle

12.3 La psychologue

Elle est rémunérée par chaque locataire prise en charge via la pch spécifique à hauteur de 75% de la dépense.

12.4 Job coaching

Il est vacataire de l’association Autisme Ouest 44.
Appointements via une dotation du Conseil départementale à l’association et/ou via l’A.R.S.

12.5 Les logements

Comme pour tout locataire, les habitants payent leurs loyers après déductions de l’A.P.L. (pour certains), ou grâce a leurs salaires ou allocation adultes handicapées.
Les factures inhérentes à la vie quotidienne du colocataire dans son logement (eau, électricité …) sera à la charge du locataire bénéficiaire, les familles se porteront garantes en cas de non-paiement.

12.6 Espace ressource

Les charges de la vie courante (eau, électricité …) seront aux dépends de l’association et fera partie du budget de fonctionnement en annexe pour lequel un financement est demandé. Le loyer de l’espace ressource sera à la charge des locataires, soit un loyer divisé par 10.

12.7 Terrain et bâtiment

Le terrain et le bâtiment sont octroyés par le bailleur social harmonie habitat.
Le montage est presque identique à n’importe quel projet de logement social.
Plus de précision sur les personnes TSA des logements « les colibris » :

  • Un samedi sur deux ces jeunes avec d’autres jeunes adhérents autistes de l’association sont accompagnés pour des sorties Loisirs.
  • En dehors de ces samedi organisés, une partie des futurs locataires se retrouvent pour des sorties cinémas, resto. Ils s’organisent en se contactant via Messenger, par SMS et plus difficilement par communication téléphonique audio. Des sorties sans
    accompagnement sont possibles à condition de ne pas dépasser le ratio de trois personnes autistes. Au-delà de ce quotient, nous avons observé que les sorties ne se passent pas très bien, une tierce personne est obligée d’intervenir et les sorties peuvent devenir aversives.
  • Qui dit habitat inclusif dit contact avec les personnes neurotypique dans la vie au quotidien.

Pour tous les services énumérés ci-dessus mais aussi dans l’habitat, il est important que les personnes autistes qui sont très déficitaire dans la socialisation acquièrent un minimum de savoir-être. C’est pour cela qu’une majorité d’entre eux sont suivis en séances d’habilités sociales.